Kalachakra Info

Janvier/février 2026
 

Paroles de Maîtres, Lama Yéshé

"Notre objectif est limpide : nous voulons conduire les êtres sensibles au développement intérieur"

Ce texte est un extrait d'une causerie donnée par Lama Yéshé en 1983 à l'Institut Lama Tsongkhapa en Italie  (traduction et arrangements par Franck). Il y explique la genèse de ce qui allait devenir la FPMT, une organisation bouddhiste internationale reconnue et respectée. La photo de Jacie Keeley ci-dessous le montre cette année-là, alors qu'il visitait la Sicile.


" Pourquoi avons-nous fondé la FPMT ? Pourquoi mettons-nous en place ces structures partout dans le monde ? Je pense que notre objectif est clair et limpide : nous voulons conduire les êtres sensibles au développement intérieur. Nous sommes une organisation qui offre aux gens la possibilité de comprendre les choses de manière plus vaste et plus profonde. Nous proposons ce que nous avons : la connaissance combinée des enseignements du Bouddha et du mode de vie moderne. Notre but est de partager notre expérience de cela.

Nous savons que les gens sont insatisfaits de la vie mondaine, du système éducatif et de tout le reste ; il est dans la nature de notre esprit dualiste d’être insatisfait. Ce que nous essayons donc de faire, c’est d’aider les personnes à découvrir qui ils sont réellement, et ainsi parvenir à un bonheur parfait.

La manière dont nous avons évolué vient d’un processus naturel de développement. Notre organisation a grandi de manière naturelle, organique. Ce n’est pas la conséquence d’une parole telle que “Lama Yeshe voulait faire cela”. Je n’ai jamais dit que je voulais des centres partout dans le monde. En réalité, je suis entré en contact avec des étudiants qui ont exprimé le souhait de faire quelque chose, de partager leur expérience avec d’autres, et qui ont alors constitué des groupes dans différents pays afin de partager et de grandir avec les autres.

Personnellement, je pense que c’est très bien. Nous devrions œuvrer dans ce sens. Nous sommes des êtres humains ; le bouddhisme nous aide à grandir ; il est donc logique que nous travaillions ensemble pour faciliter le développement intérieur. Et ce ne sont pas seulement nous, les lamas, qui œuvrons pour cela. Bien sûr, les enseignants aident. Mais en réalité, c’est vous, les étudiants, qui jouez un rôle déterminant dans la création des conditions permettant au dharma d’exister dans le monde occidental. 

Lorsque nous avons commencé à établir des centres, il n’y avait aucun plan d’ensemble — ils ont simplement surgi un peu partout dans le monde comme des champignons, en raison du processus évolutif que je viens de décrire ainsi que des conditions coopérantes. Maintenant que tous ces centres existent, nous devons faciliter leur développement d’une manière constructive, claire et propre ; sinon, tout deviendra confus. Nous devons nous développer correctement, à la fois intérieurement et en accord avec notre environnement du XXᵉ siècle."

Le billet de la directrice

"Soyons certain que nous sommes sur un chemin de bien"

" En ce début d’année, retournons-nous un instant sur les moments marquants de 2025 auxquels nous avons assistés au centre Kalachakra : les enseignements qui ont ouvert nos cœurs, les méditations et les retraites qui ont élevé notre esprit, ainsi que les rencontres qui nous ont unis. Ce sont toutes des étapes importantes, qui nous guident individuellement et collectivement vers un avenir rempli de joie.


2025 a été une année riche en apprentissages, en rencontres et en efforts collectifs constants, grâce à la bienveillance des enseignants, des bénévoles, des donateurs et des amis, proches ou lointains. Amenons cette formidable énergie bienfaisante en 2026, et alimentons-là tout au long de l’année pour qu’elle devienne encore plus forte.


Et soyons certains que grâce à la bénédiction de nos maîtres, à la qualité des enseignements du Bouddha et à l’engagement de la communauté des pratiquants, nous sommes sur un chemin de bien, l’éveil étant accessible à tous.


Excellente année à vous… et à tous les êtres !"


Élisabeth

La FPMT fête ses 50 ans d'existence


"Nous avons besoin d'une organisation pour structurer tout cela"


Réjouissances ! À l'initiative de Lama Yéshé et de Lama Zopa Rinpoché, la Fondation est en décembre 2025 forte de 150 centres, projets et services, disséminés dans 38 pays. Lisez un communiqué fourni à ce sujet par le siège de la FPMT (traduction par Franck).


  
 

Décembre 2025 marque le cinquantième anniversaire du moment où Lama Yeshe dit cette phrase devenue fondatrice : « Nous avons besoin d’une organisation pour structurer tout cela ». C’était lors d’une tournée de huit mois et demi à travers neuf pays, la plus vaste tournée que Lama Yeshe et Lama Zopa Rinpoché aient jamais entreprise.


Quel accomplissement incroyable ont représenté ces cinquante dernières années pour toutes celles et ceux qui ont servi l’organisation FPMT, d’une manière ou d’une autre. Nous invitons tous nos amis au sein du mandala de la FPMT : anciens et nouveaux étudiants, centres, projets, services, groupes d’étude, donateurs, enseignants, membres des conseils d’administration, bénévoles, ainsi que toutes les personnes qui ont bénéficié de la FPMT de quelque manière que ce soit ou qui ont offert leur service avec une grande bienveillance : réjouissons-nous pleinement de tout ce qui a été accompli depuis les modestes débuts.

Pour en savoir plus sur l’histoire de la FPMT, vous pouvez consulter (en anglais) :

  • une vidéo de Lama Yéshé sur la manière dont les premiers centres FPMT ont commencé (lien) ;

  • une citation textuelle de Lama Zopa Rinpoché sur la manière dont la Fondation a débuté (lien) ;

  • un transcript de Vén. Roger Kunsang sur les débuts de la FPMT (lien) ;

  • l’histoire en vidéo de la FPMT, narrée par Nick Ribush (lien) ;

  • ou le témoignage de Peter Kedge sur la fondation de la FPMT (lien).

Big Love - Morceaux choisis  #48


Plus d'enseignants, plus d'étudiants

Chaque mois, nous vous proposons un extrait en français de "Big Love", la fameuse biographie de Lama Yéshé (Traduction par Michelle).

L'extrait suivant évoque notamment le discernement de "Lama" quant aux personnes aptes à enseigner (et qui s'ignorent), ainsi que sa méthode non conventionnelle pour le leur faire savoir ! 

  

"Parfois, à la mi-février, les lamas retournaient de Kopan vers Dharamsala. Sur le côté de la colline réservé aux Injis (Occidentaux), la retraite de Lamrim était terminée depuis longtemps mais beaucoup traînaient encore dans l’espoir de recevoir quelque enseignement supplémentaire. Le 28 février, Lama leur accorda la faveur d’une prise de refuge après un enseignement sur le refuge et une session animée de questions-réponses.

Dans son studio de Bodhnath en contrebas, le peintre en thangkas Andy Weber se sentit soudain l’impérieuse nécessité de monter à Kopan. « C’était comme si on me martelait dans la tête : viens, viens, dit-il. Je posai mes pinceaux et me précipitai là-haut. Quand j’arrivai, le lieu semblait désert. Je marchai jusqu’à la gompa (temple) pour y trouver Lama Yéshé qui m’attendait clairement. Il s’avança et me tendit LE livre explicitant au mieux la façon de dessiner le Bouddha, m’ordonnant : « Maintenant, tu enseignes. » Il m’avait fallu trois quarts d’heure pour monter de Bodhnath à Kopan, et Lama, par pure puissance yogique, avait communiqué avec moi à plus de 3 km de distance. C’est ainsi que je me retrouvai enseignant un cours de peinture de thangkas à une quarantaine de gens. Lama fit l’introduction et me laissa les détails techniques. Je n’étais pas un artiste formé, j’avais démarré la peinture de thangkas par pur engouement. Ensuite les images commencèrent à me parler. J’eus des rêves où elles me disaient exactement ce que je devais faire. Je racontai cela à Lama qui m’encouragea. C’est Lama Yéshé qui a fait de moi un artiste. »

Lama Yéshé avait prévu qu’un Occidental guide à nouveau le cours de méditation du printemps ; il avait demandé à Piero de le faire mais celui-ci était alors en Italie. […]

Un jour, Pémo marchait avec Marcel pour qui elle dactylographiait. «Rencontrant Lama sur notre chemin, nous lui demandâmes qui allait enseigner le cours à la place de Piero. Lama me regarda et répondit : « Toi. Tu peux enseigner le cours. Penses-y et reviens demain m’apporter ta réponse. » Je n’en revenais pas. Je ne savais rien. Toute mon éducation du Dharma tenait en quatre cours de Rinpoché. Mais puisque Lama me le demandait, c’est qu’il avait dû penser que je le pouvais. Ceci dit, j’étais terrifiée. Comment allais-je pouvoir enseigner quatre heures par jour pendant trente jours, ça faisait cent vingt heures en tout ! Le jour suivant, j’allai dans la chambre de Lama et lui dis que s’il voulait que j’enseigne, j’enseignerais. Je pensais que Lama allait me dire quoi et dans quel ordre enseigner, me montrer comment enseigner. Mais non, Lama ne me dit qu’une phrase : « Tu deviens Manjoushri et ensuite, tu donnes les enseignements. » Je n’avais bien sûr aucune idée de comment on devenait Manjoushri. »

C’est ainsi que Thoubtène Pémo devient la première Occidentale à enseigner un cours complet d’un mois de Lamrim à Kopan. […] C’était un énorme travail et Pémo passa chaque miette de son temps libre à étudier. Le cours démarra dans la deuxième moitié de mars. A la demande de Pémo, Lama fit une poudja le premier matin du cours, avant de s’engouffrer dans la jeep qui le conduisait à l’aéroport vers l’Inde. […] 

Le cours de Pémo fut une grande réussite. Dix de ses étudiants allèrent ensuite à Dharamsala pour faire une retraite de Lamrim d’un mois à Toushita. Cela rendit Lama Yéshé et Lama Zopa Rinpoché si heureux qu’on entendit Lama s’exclamer : « Mes nonnes peuvent enseigner ! Mes nonnes peuvent enseigner ! » 

Rinpoché lui écrivit une magnifique lettre de remerciements :

“Très chère Thoubtèn Pémo Rinpoché,

Comment vas-tu ? Nous avons rencontré tes incroyables disciples. Ils semblaient avoir acquis beaucoup de sagesse. Cela doit signifier que cette sagesse-là, tu la possèdes. Nous pensons et ESPERONS que tu deviendras vite Manjoushri grâce à la protection continuelle de Mahakala. Nous allons prier en ce sens. 

A très vite

Yéshé, Zopa"

   Février au centre Kalachakra


Retrouvez ci-dessous le tableau des activités du mois de février,
puis les suggestions d'Arnaud concernant les évènements marquants.   

 

Quelques moments forts en février 2026 au centre :


  • Une matinée avec François sur le thème “La réincarnation existe-t-elle ?” Le 1er février au matin, c'est l'occasion de réfléchir et d'échanger sur un thème central à toute la philosophie bouddhiste, et souvent compliqué pour nous.

  • Une retraite à Saint Cosme pour expérimenter et mettre en pratique “les 16 attitudes pour mieux vivre” avec Virginie CB et Isabelle, du 6 au 8 février. C'est l'occasion de découvrir ou d'approfondir ces comportements qui incarnent la sagesse universelle et qui sont source de paix et de sérénité pour nous et les personnes qui nous entourent.

  • En parallèle, à Saint Cosme du 6 au 8 février, Vénérable Gyaltsen nous guide sur la manière de “Faire face aux difficultés de la vie”. Sur la base des enseignements traditionnels de l'entrainement de l'esprit (lojong), nous réfléchirons et méditerons sur la manière de changer de perspectives sur les problèmes que nous rencontrons, afin de développer des qualités comme la patience, la détermination dans la pratique ou la compassion.

  • Le 7 février à Paris, une journée d' “Introduction à la méditation vipassana” vous permet de découvrir cette pratique et d’avoir l'occasion d'une journée de pratique en groupe si vous êtes déjà familier.

  • Le 18 février, la méditation du mercredi sera remplacée par une soirée pour fêter “Losar/Big love”, le nouvel an tibétain, et nous souvenir de l'incroyable héritage que nous a laissé Lama Yeshe. Nous espérons vous voir nombreux à ce moment fort pour notre communauté.

  • Le 22 février, Vénérable Gyaltsen guide une journée de “Méditation sur la voie”. Conçue comme une mini retraite à Paris, elle alternera différentes méditations analytiques pour développer la foi et la gratitude envers le Bouddha, le dharma et la sangha. Seront également couverts les différents éléments d'une pratique quotidienne de méditation analytique.


Et pour les vacances de février, nos deux retraites habituelles :

  • “Demeurer calme” avec François, pour nous entrainer à la pratique de shamatha du 20 au 27 février. Cette fois-ci, nous nous entrainerons à développer la stabilité méditative sur la base de la nature de la conscience.

  • Vipassana avec Philippe du 28 février au 8 mars


 Rencontre avec Mélody


Mélody est une jeune bénévole de 17 ans, du centre Kalachakra. Propos recueillis par Arnaud.


Qu’est-ce qui t’a amenée à t’impliquer au centre ?


J’ai rencontré le bouddhisme à l’âge de onze ans par l’intermédiaire de ma belle-mère, Mélanie, qui est elle-même impliquée au centre. Grâce à elle, j’ai découvert les Trois Joyaux et l’alimentation végétarienne, ainsi que l’importance de prendre soin des animaux et même des insectes. Elle m’a aussi aidée à prendre conscience de la valeur de cette précieuse vie humaine, afin de ne pas la gaspiller et de développer au mieux mon potentiel.


À la maison, nous parlons beaucoup du bouddhisme et de la manière de l’appliquer dans la vie quotidienne et à l’école. Nous récitons des mantras ensemble ; elle m’a appris à faire des offrandes, à préparer un autel et m’a offert de nombreux ouvrages bouddhistes afin que je me familiarise avec le dharma. Depuis quelque temps, je pratique également Vajrasattva. Tout cela a nourri naturellement mon aspiration à m’impliquer davantage.


Lorsque nous avons déménagé du Canada à Londres en 2021, j’ai saisi l’opportunité d’aller pratiquer au centre bouddhiste Jamyang. La première fois que j’y suis allé, j’ai fait la rencontre de Yangten Rinpoche pour un enseignement portant sur l’introduction au bouddhisme. Dans un autre temps, j'ai proposé mon aide comme bénévole à l’accueil lors de l’initiation d’Amitayus donnée par Ling Rinpoché en septembre 2024. J’ai ainsi pu participer aux enseignements et recevoir l’initiation. J’ai également assisté à l’enseignement de Khandro Tseringma Rinpoché sur la paix et la compassion.


Depuis août 2025 nous habitons en France et le lien avec le centre Kalachakra s’est fait très naturellement, comme si je rentrais à la maison. 

Récemment, ma famille et moi avons participé à la retraite de St Cosme sur le lamrim avec Vénérable Gyaltsen. Cela a été un tournant très fort et décisif dans ma vie. J’ai ressenti une connexion profonde avec lui : il émane de sa personne une grande bonté, et il a une capacité remarquable à expliquer des concepts profonds de manière claire et adaptée à mon âge. Une réponse qu’il m’a donnée au sujet de la vacuité m’a particulièrement touchée. Durant cette retraite, j’ai ressenti une grande quiétude que je cherchais depuis longtemps, ainsi qu’une immense gratitude pour l’accueil bienveillant qu’il m’a offert malgré mon jeune âge.


Plus largement, tous ces enseignements m’aident à traverser les difficultés du quotidien. Ils m’aident à développer davantage de patience, d’attention aux autres et la capacité de me mettre à la place d’autrui afin de comprendre plutôt que de juger.


Lorsque je fais du bénévolat, comme à la Croix Rouge à Noël, cela me rappelle les mérites que j’ai pu accumuler pour avoir aujourd’hui une vie aussi précieuse. Cela me ramène à l’essentiel et me permet de générer beaucoup de compassion pour les personnes moins favorisées que moi. En parallèle, c’est une manière concrète de m’impliquer dans la communauté et de mettre le dharma en pratique.


Tu es aussi bénévole au centre parisien ?


Oui, le vendredi j’y fais le ménage, car il y avait un besoin dans ce domaine. Cela me permet de pratiquer la bodhicitta et d’accueillir les pratiquants dans un lieu propre et harmonieux. Quand je le fais, j’ai aussi le sentiment de purifier mes propres perturbations mentales. C’est également une occasion de redonner à la sangha tout ce que j’ai reçu dans ma vie, et cela me procure un profond sentiment d’être utile. Ces moments sont enrichis par des échanges avec Katherine et Natalia ; nous avons des conversations simples et profondes sur la vie quotidienne, et un véritable lien d’amitié s’est créé.


En parallèle, lorsque je viens le vendredi, je participe, avec l’autorisation du Guéshé Dakpa, à la pratique de Tara avec la communauté tibétaine. C’est une grande joie de m’immerger dans la culture tibétaine. Une pratiquante m’a prise sous son aile et m’a expliqué la pratique avec beaucoup de bienveillance. Je ressens une grande bonté et une profonde générosité chez les participants.


Tu es aussi impliquée dans “Les jeunes ont la parole”, le programme pour les jeunes ?


Oui, c’est la première activité à laquelle j’ai participé au centre. J’ai été très bien accueillie par Jimmy, qui organise ces rencontres, et je me suis rapidement sentie à l’aise dans le groupe. C’est rare de pouvoir échanger avec des personnes de mon âge qui se posent des questions aussi profondes.


À l’école, et même avec mes amis proches, je me sens parfois un peu en décalage, car nous n’avons pas toujours les mêmes perspectives sur la vie. Ce groupe me permet de partager, avec simplicité et sans rien imposer, certains aspects du bouddhisme. C’est une communauté à laquelle je me sens profondément reliée, au point d’avoir proposé que nous nous retrouvions plus souvent si cela pouvait intéresser les autres.


Un mot de la fin ?


Il est difficile de mettre des mots sur tout ce que je ressens, mais je peux dire que la retraite de lamrim a marqué un grand tournant dans ma vie. Je souhaite sincèrement remercier le centre Kalachakra, les bénévoles, les amis et les enseignants du Dharma pour tous les joyaux qu’ils offrent aux autres.


C’est une chance immense d’avoir accès à de tels enseignements, surtout en Occident et à mon âge. Pouvoir être présente au centre est quelque chose de très précieux pour moi, et je ressens une profonde gratitude.

Séquence rétro : dans les archives du centre Kalachakra


Chaque mois, nous ressortons du grenier une ou plusieurs photos qui nous rappellent de beaux moments. L'extérieur du centre de retraite de Saint Cosme au cœur de l'hiver 2025/2026 est un ravissement !

La lettre de la fpmt